Brexit Romance de Clémentine Beauvais

 

Titre : Brexit Romance
Auteur : Clémentine Beauvais
Éditeur : Sarbacane
Date de parution : 2018
Pages : 456

 

Petites informations sur l’auteur/ le livre :

Clémentine Beauvais est une auteure, traductrice ainsi qu’une blogueuse.
Elle a publié ses premiers livres à l’âge de 21 ans. Elle a reçut de nombreux prix.
Elle dispose aussi d’un site : Clémentine Beauvais

 

Esquisse :

Nous sommes en juillet 2017 ; cela fait désormais 1 an que le Royaume-Uni a voté en faveur du Brexit (la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne).
Pourtant, cela n’empêche pas la jeune et rêveuse Marguerite Fiorel, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar pour chanter « Les Noces de Figaro« . À ses côté se trouve son fidèle et quoiqu’un peu austère professeur de chant, Pierre Kamenev.

C’est dans le train menant à Londres que Marguerite et Pierre rencontrent une jeune femme, dénommée Cannelle, qui leur avoue partir à Londres pour se marier.
Plus précisément, effectuer un mariage arrangé, grâce à la société secrète Brexit Romance, dans le but d’obtenir des papiers.
Mais décider de se marier, même de façon arrangé, peut amonceler son lot de surprises.
Il faut rester marié 5 ans avec la personne pour obtenir les papiers, faire semblant en s’inventant une vie de couple, ne pas consommer son mariage pour éviter les complications et surtout, ne pas tomber amoureux !

Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, mais aussi de Justine Dodgson, la créatrice de la société secrète Brexit Romance. C’est elle qui se démène pour organiser des mariages blancs entre Français et Anglais.
Mais il n’est pas aisé d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des nœuds au cerveau – et au cœur !

 

Critique :

Sortant d’une lecture plutôt sordide et traumatisante, je me suis dis qu’il serait bien pour moi de me lancer dans un récit léger et drôle. J’ai donc penché pour « Brexit Romance« .
Cette petite brique à la couleur attirante et au résumé qui promet une séance de lecture tranquille et agréable.
Par ailleurs, je découvre Clémentine Beauvais avec ce livre. Pourtant, cela fait un bon moment que j’entend parler de cette auteure. Vaut mieux tard que jamais, n’est-ce pas ?

Je suis sortie de ce récit mitigée. J’y ai trouvé du bon, et du moins bon.

L’écriture et le style convient très bien au format. C’est recherché, amusant, mais aussi jeune.
C’est fluide et ça se lit très bien. Des phrases en anglais agrémentent le récit, ainsi que l’utilisation excessive des réseaux sociaux.
Le récit est découpé en acte, tel une pièce de théâtre, durant lesquels nos protagonistes vont être différents. Tantôt Justine, puis Marguerite, puis Pierre…

Un événement m’a un peu dérangé, ou du moins, m’a fait rire jaune.
Cela se situe au début du livre, au moment où Marguerite et Pierre apprennent l’existence de cet société qu’est Brexit Romance. J’ai trouvé cela facile et peu crédible, voir même risible.
Cannelle m’a parue très niaise (idiote ?), et son dialecte montre une jeune femme peu mature mais très loquace. Alors peut-être que la suite des événements est tout à fait normal après tout… Mais tout de même, annoncer de but en blanc à de parfaits inconnus que vous allez faire un mariage blanc grâce à une société SECRÈTE… Mhm mhm.

Au niveau des personnages, je dois malheureusement avouer ne pas m’être éprise d’eux. Je n’ai pas ressenti d’attache particulière, peut-être que cela manquait de profondeur (à mon goût). Ils peuvent être touchants, mais pas inoubliables.
Marguerite est cette jeune fille de 17 ans, orpheline, qui a sut se sortir de la misère mais qui reste tout de même légèrement candide, crédule et rêveuse. Après tout, elle est jeune…
Pierre s’apparente à un bloc de glace, mais qui au fond n’est pas si dur et froid que ça. Ce voyage chez les Britanniques va ranimer une étincelle de vie depuis longtemps enfouie.
Justine, est une jeune fille intelligente aux pensées tranchantes. Elle a donc crée avec l’aide de son frère jumeau Matt, cette fameuse société secrète, et pour protéger celle-ci à aussi crée une façade, une start-up de conseil officiel : »Mariage Pluvieux« .
Cosmo, (le lord) est un homme issu d’une famille aristocrate très conservatrice et disons-le, raciste, qui semble très intéressé par la jeune soprano.
Il y a énormément de personnages dans ce récit, et parler de tous serait bien trop long. On peut d’ailleurs s’y perdre avec toute cette flopée !

En ce qui concerne l’histoire, pas de surprise pour ma part. Je ne m’attendais à aucune surprise au niveau de la trame ou de la romance, étant donné que c’est plutôt cousu de fil blanc. Mais il faut noter que « surprendre » n’est pas vraiment le but recherché. La problématique avec une histoire cousue de fil blanc, c’est la possibilité d’avoir une sensation d’attente, de traîner en longueur, de platitude. En l’occurrence, je trouve que le rythme est assez inégal, faisant traîner en longueur la trame.

En lisant le résumé, je dois avouer que je ne m’attendais pas tout à fait à ça.
En effet, il est question du Brexit. Cette loi qui a été votée par bon nombre de Britannique et qui malheureusement, bloque les projets de nombres de personnes.
C’est donc un sujet politique, difficile à aborder. Pourtant Clémentine Beauvais l’a fait, et s’en est très bien sortie.
Mais j’avoue que je ne pensais pas que la politique, le côté culturel, ethnique et social serait aussi présent. Et je m’attendais encore moins à croiser des personnes politiques dans un roman comme celui-là, même si le thème part du fait de cette élection de loi Brexit.
Bien que cela m’ais étonné et parfois agacée par cette trop forte présence , j’en ai aussi été amusée !
Il y a beaucoup de références d’actualités, des clins d’œils subtils et drôles. Vraiment, je n’aurais pas imaginé une seconde croiser Marine Le Pen dans ce roman !

C’est tout de même, je pense, un bon roman qui se lit avec aisance, et qui est très drôle !
Je me suis surprise à sourire à plusieurs reprises. De plus, j’ai également apprécié un événement que j’ai trouvé inattendu et plaisant, compte-rendu du contexte.
À découvrir.

 

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