Du sang sur la glace de Jo Nesbo

 

Titre : Du sang sur la glace
Auteur : Jo Nesbø
Éditeur : Gallimard
Date de parution : 2015
Pages : 162

 

Petites informations sur l’auteur/ le livre :

Jo Nesbø est un écrivain/ scénariste norvégien.
Il est majoritairement auteur de roman policier, mais aussi de littérature jeunesse.
Il a par ailleurs reçu de nombreux prix pour ses romans.

 

Esquisse :

Les pieds dans la neige et le froid d’Oslo
Quand on gagne notre vie en supprimant la vie des gens, il peut être compliqué, voire dangereux, d’être proche de qui que ce soit. Olav est le tueur à gages attitré du puissant gangster Hoffman, qui règne sur la prostitution et le trafic de drogue d’Oslo.

Lorsqu’il tombe enfin sous le charme de la femme de ses rêves, deux problèmes de taille se posent.
C’est la jeune épouse – infidèle – de son patron.
Et il est chargé de la tuer…

 

Critique :

C’est le premier roman que je lis de ce cher Jo Nesbø. Ce qui m’a le plus fait de l’œil, c’est son résumé.
Il se trouve que le résumé m’a fait penser à un excellent film sud-coréen que j’ai pu voir et adorer : « Bittersweet life« .
J’ai donc été intriguée par ce petit roman.

Le roman est à la première personne, et commence directement par une exécution. Les éclats de sang de la cible se déversant sur la glace d’Oslo, nous voilà plongé dans le bain directement.
Il faut savoir que si Olav est un excellent tueur à gage, il y a des missions qu’il ne peut pas effectuer. Que ce soit les braquages, menacer des prostituées/ femmes pour une dette, ou se retrouver au milieu du trafic de drogue.
Paradoxalement, notre protagoniste apparaît comme étant un homme avec du cœur, ayant de puissants sentiments, aimant sa mère, aimant lire malgré sa dyslexie…

Pourtant, il ne faut pas oublier qu’il est un « expéditeur » pour le compte d’Hoffaman, soit l’homme le plus dangereux d’Oslo, le grand patron qui tient son business et ses hommes d’une main de fer.
Mais il n’empêche que oui, Olav est un personnage intriguant, que l’on peut se méprendre à apprécier malgré tout.
Un homme qui surveille de loin (par sécurité) Maria, une femme sourde, muette et boiteuse qu’il a sauvé. Un homme à l’apparence réfléchi, et intelligent. Un homme qui est éloigné de la caricature du tueur à gage froid et sans émotions. Un homme qui a côtoyé une enfance dure, terrifiante et couverte de bleues. J’ai vraiment apprécié ce personnage, de par la complexité de sa constitution. Son métier ne le décrit pas, ayant l’espérance d’une vie normale, ses choix l’ont mené dans un milieu d’où on ne peut en sortir que les pieds devants.

Bien entendu, le monde des gangsters n’est pas rose, et il y a dans le marché la concurrence.
Un homme se cachant sous le pseudonyme du « Pêcheur » fait de l’ombre à Hoffman. En effet, le Pêcheur est arrivé sur le marché de l’héroïne et y a développé un sacré marché, ce qui provoque de fortes tensions.

Enfin, la situation entre Corina (la cible, la femme de Hoffman) et Olav m’a laissé un peu perplexe. Nous découvrons des événements perturbants, étonnants et plus ou moins choquants.
Les personnages (secondaires) manquent peut-être un peu de fond, mais offre un aspect encore plus mystérieux au récit.

L’écriture est tranchante, descriptive. Il m’a été aisé de m’imaginer la neige, le froid mordant et la vision du sang se mêlant à la neige. Un style brut, qui concorde parfaitement avec l’histoire.
C’est un mélange de terreur, de paranoïa, de choc ! Le récit m’a tenu en haleine jusqu’à la fin. Les principaux intérêts sont exploités, sans déborder dans des descriptions inutiles. Une courte histoire aux allures complexes, modifiant la vision de chaque chose, de chaque personne.

Une très bonne petite histoire, au rythme toujours bien tenu.
Un petit livre à lire, un auteur à découvrir.

 

Laisser un commentaire