Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier

 

Titre : Demain J’arrête !
Auteur : Gilles Legardinier
Éditeur : Fleuve Noir
Pages : 2011
Date de parution : 352

 

Petites informations sur l’auteur/ le livre :

Gilles Legardinier est un auteur français qui alterne les genres littéraires, en passant du thriller au comique.
« Demain J’arrête ! » est son premier roman comique, et il a connu un franc succès.
Retrouvez l’auteur sur son site : Gilles Legardinier 

 

Esquisse :

Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de choses stupides dans sa vie. Elles pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, ce qui lui a valu une belle chute par ailleurs. Ou encore la fois où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents (plus stupide, tu meurs). Ou bien encore son obsession maladive pour son nouveau voisin, qu’elle n’a pourtant jamais aperçu !
Une obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres, en espionnant un mystérieux courrier.
Mais tout cela n’est rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher ne serait-ce qu’un peu cet homme dont elle veut désormais percer le secret et tout savoir.
Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit, mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques complètement délirants, de plus en plus farfelues, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

 

Critique :

Une héroïne qui porte mon prénom, qui a l’air complètement déjantée et inconsciente, un résumé qui annonce un roman léger, remplit d’humour et pétillant, une couverture attractive de par sa couleur et ce chat coiffé d’un bonnet péruvien au couleur chatoyante, une quantité de critiques dithyrambiques… Il était obligatoire que je finisse donc par le lire !

Au travers des pages nous allons découvrir la chose la plus stupide qu’ait pu faire notre protagoniste principale.
Julie Tournelle a 28 ans, et est sans enfants. Elle a récemment subit une rupture plus que douloureuse, qui l’a meurtrie. Une histoire de 2 ans avec une pseudo rock star qui l’a lamentablement plaqué, tandis que Julie avait elle, tout plaqué pour lui (études, ami(e)s…), et se retrouve alors dans un job alimentaire qui ne l’a rend pas heureuse dans une banque.

Mais voilà qu’un jour, un nouvel arrivant va chambouler sa petite vie pas si tranquille. Un nouveau voisin, au nom rocambolesque dénommé Ricardo Patatras. Avec un nom pareil, ça ne peut que promettre ! Ce nom va tout d’abord l’obséder, au point de lui faire faire des choses atrocement stupides et délirantes. Sans bonne raison, elle désire tout savoir de lui, et est prête à tout pour savoir qui il est. Nous allons avoir affaire à des événements farfelues, pouvant faire rire ou du moins sourire.

Mais voilà, la soupe n’a pas complètement fonctionné sur moi.
Si au début de ce roman je l’ai trouvé rafraîchissant et léger, la bouffée d’oxygène qu’il a pu m’offrir s’est rapidement estompée au fil des pages. Une fois la lecture digérée, mon avis et mes idées se sont fait plus claires.
J’ai trouvé le personnage de Julie très drôle. Sa malchance, sa folie et ses abus, ses pensées comiques m’ont bien fait sourire par moment mais m’ont aussi rapidement lassée, les trouvant trop poussifs et exagérés. J’ai fini par ressentir une désagréable sensation, qui est celle de vouloir à tout prix nous forcer à rire/ sourire.

Si j’ai trouvé Julie quelque peu attachante au début, elle a fini par m’effrayer complètement. Je l’ai vu comme une cinglée, une psychopathe qui trouve à se plaindre sur tout. Ça peut être drôle bien sûr, mais ça m’a laissé un goût amer. « Les malheurs de Julie » (ou le journal d’une harceleuse) m’ont vite agacé, surtout que sa vie n’est pas si terrible que ça, et que finalement ses bourdes et ses malchances, elle les a un peu cherché !…
Elle est entourée, a de quoi s’en sortir, et ses ami(e)s sont superbes et quand même complètement folles.
Mais sa névrose la pousse à ne penser et n’agir que pour Ricardo. Mouais.
Je ne m’attarderais pas sur Ricardo qui bien sûr, est tout à fait cliché : il est super beau, super attirant, super cool et a un secret que Julie veut à tout prix découvrir. Je m’attendais certes à un roman léger, mais pas à ce point.
La fin notamment sur laquelle je ne reviendrais pas. Celle-ci m’a bien fait sourire de par son absurdité, mais pas dans le bon sens du terme. Sérieusement, c’est quoi cette fin ?

Bref, il est tout de même amusant de constater que l’auteur de ce roman soit un homme, car il se met dans la peau d’une jeune femme (texte à la première personne). Cela offre un contraste, une vision différente et tout de même rigolote, qu’il ne faut pas prendre au premier degrés, car cela peut pousser certaines personnes à prendre mal les « propos » de Gilles Legardinier. Je ne pense personnellement pas que l’auteur prenne toutes les femmes pour des folles qui ont pour seule quête de trouver un homme qui leur permettra de vivre, ou qui ne peuvent vivre sans eux.

En tout cas, l’écriture est fluide, très simple et les dialogues souvent efficaces.
Il y a bien un moment qui m’a profondément touché (une scène avec une petite pianiste). Une scène qui prouve que Julie n’est pas toujours complètement dingue, et peut savoir se poser. Dommage qu’il n’y ait que celle-là.

Je considère tout de même ce roman comme étant sympathique, permettant de se poser sans se prendre la tête.
Mais je me demande encore ce que fait ce pauvre chat sur la couverture, et pourquoi il y a des allusions sur eux dans le roman… Un mystère qui restera surement impossible à résoudre.

 

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