Personne ne m’a dit de Hollie McNish

 

Titre : Personne ne m’a dit (journal d’un nouveau parent)
Auteur : Hollie McNish
Éditeur : Solar
Date de parution : 2018
Pages : 464

 

Petites informations sur l’auteur/ le livre :

Hollie McNish est une slameuse et une poétesse britannique.
Elle a commencé à rédiger des poèmes dès l’âge de sept ans.
Elle dispose d’une chaîne YouTube : Hollie McNish

 

Esquisse :

Le journal intime d’une slameuse, qui partage son expérience, ses sentiments, ses questionnements durant sa grossesse, jusqu’au 3 ans de son enfant.
Un témoignage relatant toute les choses dont on ne parlent jamais sur la parentalité, et de cette nouvelle vision du monde.
Hollie McNish a 26 ans quand elle apprend qu’elle est enceinte (d’une petite fille). Ce jour-là, elle décide de l’apprendre à son conjoint (Dee), qui lui aussi a une nouvelle importante.
Dee ne l’aime plus, elle, elle est enceinte (timing parfait). Cependant, cette grossesse va apporter un énorme chamboulement dans leur vie.
Hollie est bien loin de s’imaginer tout ce qui l’attend, toutes ces choses qu’on ne lui a pas dites.
C’est sous la forme d’un journal, écrit en direct et sans détour, que nous partagerons ses expériences nouvelles.

La voix d’Hollie démonte tout les tabous : sexualité, allaitement, le corps, l’éducation, la couleur de peau, le racisme…

 

Critique :

Merci à Babelio (Masse Critique) et aux Editions Solar pour cet ouvrage.

En recevant ce livre j’ai pu admirer l’un de ces fameux bandeaux rouges (détachables), sur la couverture.
Celui-ci nous annonce que ce roman est écrit par l’auteure britannique aux 4 millions de vues sur YouTube.
J’avoue ne pas être très fan de ces bandeaux accrocheurs…

Je lis rarement, pour ne pas dure jamais, des livres qui évoque le féminisme, car j’ai toujours l’appréhension de tomber sur un ouvrage quelque peu extrême, pointant de façon virulente les hommes de tout les maux de notre société (ce qui provoque encore aujourd’hui, une sorte de guerre entre homme et femme). Toutefois, la curiosité m’a chatouillé, et l’envie de découvrir ses mots m’ont incité à vouloir lire ce livre.
Et je n’ai pas été déçue.

Hollie expose de multiples sujets essentiels, de questions fondamentales sur notre société et la manière dont nous nous engrainons dans ses diktats.
Elle ne parle pas uniquement de la cause des femmes, au contraire. Elle y expose aussi les problèmes pointant du doigts les hommes.
Ces clichés qui nous suivent depuis bien des années, qui ont la vie dur. Qui persistent malgré une « évolution des mœurs », ou les « progrès ».
Une fille doit s’habiller en rose, aimer les poupées, peut pleurer, s’occuper des enfants et des tâches ménagères.
Un garçon doit s’habiller en bleu, aimer les robots/ les pistolets, ne doivent pas pleurer (pour ne pas se faire appeler « fillette »), et il ne s’aura pas s’occuper d’un enfant (à cause de ses gênes ? Ou plutôt à cause des clichés, de la société, ou des femmes qui ne font pas confiance à leur homme). Le problème de la « virilité abusive ».
Le compagnon de Hollie (Dee), sait très bien s’occuper d’un enfant, comme beaucoup de père d’ailleurs, comparé à ce que l’on nous renvoie.

J’aime beaucoup l’authenticité de ce livre, du fait qu’il ait été écrit avec le cœur et certainement sans censure, le rend tellement bon. Ses mots et ses pensées sont retranscrites de manières crues, sur le vif, et cela fait son charme.

La critique exposée de la société de s’arrête pas au sexe de l’enfant.
Nous découvrons par le biais d’expériences ou de discussion avec des amis (ou inconnus), plusieurs problèmes dont nous n’avons pas forcément conscience.
Le racisme dont fait l’objet son conjoint, la couleur distinct associé aux enfants, apparaître comme un mauvais parent si on n’achète pas tout un magasin de maternité, le jugement quotidien parfois pesant venant de tout les coins, l’allaitement qui révulse certaines personnes (peut-être dû au fait que la poitrine a été hyper sexualisée, et leur renvoie une image malsaine ? Alors qu’il est tout naturelle d’allaiter un enfant…), les modifications de la vie quotidienne, du corps qu’il faut se réapproprier…
Une nouvelle vie à part entière, à surmonter.

Hollie a bien évidemment apposer un bon nombres de ses poèmes dans ce livre. Traduire un texte, tout en gardant sa signification de base et dans ce cas là, les rimes, est rarement chose facile. Malheureusement, cela a freiné ma lecture, lassé légèrement.

C’est un journal vraiment sympathique, au commande d’une femme qui n’a pas peur de choquer, ou de sa vulgarité. On peut ne pas partager son avis sur tout, mais tout de même, il a été très intéressant de pouvoir le lire.

 

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