Entre mes mains le bonheur se faufile de Agnès Martin-Lugand

 

Titre : Entre mes mains le bonheur se faufile

Auteur : Agnès Martin-Lugand

Editions : Michel Lafon

Pages : 336

Date de parution : 2014

 

Petites informations sur l’auteur/ le livre :

Agnès Martin-Lugand est une romancière française. Elle a publié son premier roman, « Les gens heureux lisent et boivent du café » en auto-édition en 2012. Celui-ci fût un grand succès.

 

Esquisse :

Depuis sa plus tendre enfance, Iris a une passion incommensurable pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et la pointe de l’aiguille, voilà ce qui la rend réellement heureuse.

Son grenier est le seul lieu où elle peut se réfugier et se retrouver avec sa meilleure compagne qui n’est autre que sa machine à coudre. Dans cette pièce aux allures lugubres, elle trouve le moyen de passer outre, et de confectionner des vêtements somptueux, proche des grands couturiers, à l’aide de ses doigts de fées.

Malheureusement pour Iris, ses parents ont toujours pris cette passion pour un fantasme irrationnel. Ses ambitions n’étaient que de simples caprices. Son mari Pierre lui, qui est médecin, ne semble pas attacher plus d’importance que cela aux désirs de sa femme. Iris est donc dans une situation lassante, ennuyante, terne et monotone.

Mais, la mort dans l’âme, celle-ci ne s’est pas résignée à vivre de son rêve. La jeune femme étouffe bien trop dans son carcan de province, son mari la délaisse, enchaînant les urgences à l’hôpital, sa vie semble être mise en pause.

Mais une révélation va pousser Iris à reprendre finalement son destin en main. Elle décide de quitter son poste actuel dans une banque, et de partir effectuer une formation très pointilleuse dans la capitale. Au cœur du tourbillon de Paris,  elle va courir le risque de s’ouvrir enfin au monde, et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire, qui l’accompagnera dans sa quête identitaire.

 

Critique :

Dès que nous avons le livre en main, nous savons qu’il s’agit bien évidemment de couture. Et que derrière toute ces étoffes et ces reprises, il y a une romance. Je ne m’attendais pas à grand chose quand je suis tombée sur ce livre. J’ai appris à me méfier de plus en plus des livres disposant de nombreuses critiques dithyrambiques et des bandeaux rouges indiquant que l’auteur a vendu des best-sellers. J’ai parfois été déçue après avoir lu tant d’éloges sur un livre, pour découvrir au final une histoire cousue de fil blanc (celle-là était facile). De plus, je n’ai pas une attache particulière vis-à-vis des romances. Pour être franche, je préfère en éviter une bonne partie. Mais je voulais tuer le temps, et ce livre était face à moi. Alors je me suis plongée dans la vie d’une passionnée de couture au bord de l’implosion dû à sa petite vie trop monotone et devenue insipide…

Ce livre se lit avec aisance et rapidité. En effet, l’écriture est simple et fluide. Mais quant à l’histoire, au premier plan, celle-ci est d’une grande banalité. Iris est une femme au bord du gouffre, désespérée. Elle s’ennuie dans sa petite vie, son mari quant à lui est un médecin devenu distant et qui fait passer son emploi avant elle. Son désir de devenir couturière s’est transformé en simple loisir auquel elle s’active dans un grenier plutôt minable. Ses parents, des personnes égoïstes et crapuleuses, lui avouent une trahison faite il y a de cela des années. C’est un coup de massue fatal pour la jeune femme. Mais il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves après tout. Elle décide donc de tout plaquer (famille, mari, son poste à la banque, son grenier, sa vie provinciale), et de partir en formation à Paris !

Voilà une base qui a été vue et revue, mais la suite est encore mieux. Iris arrive à Paris, se retrouve dans un clapier, et commence sa formation avec d’autres filles. Si au départ celle-ci est quelque peu tendue suite à tout ces changements, elle va rapidement reprendre pied et se démarquer des autres grâce à ses doigts de fée et son talent, ce qui lui vaudra les louanges d’une grande femme. Marthe, une égérie de la mode, une femme haut en couleur qui sait se faire entendre de par son caractère de diva, tantôt sèche, tantôt empli de tendresse. Iris va se retrouver sous les feux des projecteurs, touchera du doigts le succès et les grandes réceptions. Elle se rapprochera de son rêve et retrouvera une identité, elle qui se montrait quelque peu soumise face à son mari, sera empli d’une nouvelle confiance en soi. Mais surtout, l’immanquable maillon d’une histoire telle que celle-ci, d’une romance, Iris rencontrera Gabriel. Un bel homme, de ceux qui plaisent aux femmes d’un simple coup d’œil, qui les fait rire même si ces blagues sont nulles, un véritable séducteur !

Je pense que personne ne sera étonnée si je vous dis que Iris tombera sous le charme de ce Dom Juan, ni qu’elle se posera mille et une questions concernant son mari, Gabriel et elle-même (tiens donc, un triangle amoureux…). Pour savoir le reste de ce roman, je vous laisse le loisir de le lire. Mais à mon goût, tout est couru d’avance. je n’ai pas eu de surprise, je n’ai pas été étonnée, je savais déjà le déroulement et la finalité. Peut-être à part un moment (très court), que je n’ai pas vu venir, mais que j’ai trouvé malheureusement absurde et tiré par les cheveux.

Iris quant à elle, peut paraître niaise et faiblarde à certains moments. Une envie de la secouer pourra prendre possession de vous. Mais tout de même, il faut avouer que celle-ci à une force de détermination, et prouve qu’il faut croire en soi et en ses rêves. C’est tout de même un livre qui pourra vous faire du bien, si vous appréciez les romances ou les lectures simples pour un moment de détente, sans prise de tête. Une lecture qui peut se montrer agréable si on en attend peu au niveau de la trame, et si vous ne prêtez pas trop attention à une histoire assez peu crédible compte tenu des circonstances.

Un livre qui se laisse lire, mais qui ne m’a pas apporté grand chose. À part tuer le temps quelques heures.

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