Nos étoiles contraires de John Green

 

Titre : Nos étoiles contraires

Auteur : John Green

Éditions : Nathan

Date de parution : 2013

Pages : 336

 

Petites informations sur l’auteur/ le livre :

John Green a reçu de nombreuses critiques excellentes pour son livre « Nos étoiles contraires« . Il a reçu le prix du « Meilleur roman 2012 », pour n’en citer qu’un. Il a d’ailleurs été adapté au cinéma en 2014.

 

Esquisse :

L’année de ses 17 ans, Hazel Grace s’est retrouvée dans un tourbillon infernal. Sa mère est persuadée qu’elle est en dépression, suite à sa maladie. En effet, Hazel a d’abord eu un cancer de la thyroïde, mais ses poumons sont désormais bourrés de métastases qui l’empêchent de respirer de manière naturelle. Elle se retrouve donc inscrite à un groupe de soutien hebdomadaire entre jeunes cancéreux ou personnes en rémission. Des séances déprimantes qui se déroulent au cœur de Jésus et de la mort. Chacun doit se présenter, un peu comme dans une réunion des AA (Alcoolique Anonyme). Tout le monde raconte sa maladie, ses batailles et ses victoires, et parle de la mort.

Durant ces séances insupportables, Hazel arrive à y faire face grâce à un autre participant. Un maigrichon au visage long du nom d’Isaac. Le problème d’Isaac, ce sont ses yeux. Il avait un cancer très spécial de l’œil, et risque de devenir aveugle à long terme. Lui aussi ne supporte pas ses réunions glauques. Hazel y va uniquement pour faire plaisir à ses parents, car bien entendu ils refusent de voir leur enfant mourir et se laisser aller. Hazel survit grâce à une bonbonne d’oxygène qui lui permet de respirer à peu près correctement, avec moins de souffrance.

Lors d’une séance, elle fera la connaissance d’Augustus Waters. Un garçon très beau qui la regarde avec intensité. Augustus a 17 ans, il a réussi à combattre son ostéosarcome et se trouve en rémission. Il porte une prothèse à la place d’une de ses jambes. C’est un ami d’Isaac, celui-ci lui a demander de venir à une des séances afin de l’accompagner. Augustus se rapproche d’Hazel très vite avec son côté charmeur/ dragueur.

Hazel et Augustus partagent le même sens de l’humour et une passion pour la littérature, surtout pour le livre préféré d’Hazel qui se nomme « Une impériale affliction » de Peter Van Houten.

Hazel est bien évidemment réticente à l’idée de s’engager dans une relation dont le temps est compté à cause de sa maladie. Pourtant, leur attirance est instantanée, et leur histoire d’amour débute, les entraînant dans un projet fou, ambitieux et pleins de vie, malgré l’épée de Damoclès au-dessus de sa tête.

 

Critique :

Ce roman a reçu une tonne d’éloges de la part d’innombrable lecteur, de la presse, mais a reçu également de nombreux prix. Je me risque alors de me faire lyncher en disant à haute voix que je n’ai que très peu apprécié ce livre.

J’étais enthousiaste en débutant ma lecture, mais malheureusement, plus les pages défilaient, plus mon avis divergeait. Pour au final me décevoir.

L’histoire débute directement avec un sujet difficile, un thème difficilement abordable mis en priorité : le cancer chez une jeune fille de presque 17 ans. La mort planant constamment au dessus de sa tête lui laissant peu de temps à vivre selon les statistiques des médecins. Nous sommes avec cette jeune fille, Hazel, qui par ailleurs est notre narratrice, vivant avec un cancer atroce lui compressant les poumons, la respiration et frôle la dépression.

Il est difficile de s’imaginer à la place de parents qui subissent ce combat, le fait de voir son propre enfant mourir à petit feu. Se mettre à la place d’Hazel est tout aussi compliqué car tout devient difficile dans ces conditions. Se retrouver à la place d’une condamnée nous met dans une position gênante, voir malsaine, mais qui est une bonne chose.

Mais dans ce monde funeste il peut parfois y avoir un brin de lumière, et c’est alors que notre jeune Hazel rencontre Augustus, ce garçon en rémission qui la fera complètement craquer. Une rencontre qui redonne un infime espoir pour elle, d’avoir du soutien et du réconfort. Leur relation n’est pas niaise à la base, elle est même plutôt ironique quand on constate la situation. Le livre porte bien son nom du fait que d’un côté, il y a cette jeune fille qui va mourir, et de l’autre, celui qui s’en est sorti. Deux opposés, deux étoiles contraires. Ils ont un humour décalé, un peu sombre par rapport à l’état d’Hazel, mais qui fait du bien, en vu du sujet délicat.

De plus, l’écriture est jeune, très simple (ça se lit très vite), et est tout de même rythmée.

Donc on en est là, au départ je trouve ça assez drôle, sans pour autant me plier de dire comme me le promettait la couverture et les critiques, mais qui m’a fait sourire à quelques reprises. Je trouvais ça assez adorable sans tendre vers le niais, beau avec une pointe de tristesse. Moi qui ne suis pas fan des histoire d’amour, je trouvais la relation et la retranscription des émotions agréable. Mais voilà que tout a changé…

L’histoire d’amour penche de plus en plus vers le niais, voir l’absurde. Notamment à un moment où les deux tourtereaux se trouvent à Amsterdam et finissent par se « rapprocher » tendrement, et des spectateurs applaudissent en les félicitant (j’avoue ne plus avoir bougé, pendant quelques secondes). J’ai trouvé ce moment tellement étrange, voir comique (ridicule ?). Je n’en cite qu’un pour ne pas spoiler l’histoire évidemment. Ces passages niaiseux ont mis un frein à la continuité de l’histoire. Je me suis aussi détachée de leur « quête » mutuelle pour rencontrer le fameux Peter Van Houten, personnage qui m’a d’ailleurs dégoûté et qui n’a, à mon sens, pas été exploité comme il le devait.

Il y avait tellement à faire avec les personnages, leur situation, le cancer et SURTOUT, le regard des gens face à cette maladie… j’ai eu la sensation que tout ça n’avait pas été exploité, ou du moins que très peu. C’est devenu une simple romance young-adult sur un fond quelque peu morbide. L’histoire se déroule trop rapidement aussi, et c’est bien dommage.

Alors certes, j’ai parfois souris et été un peu émue sur quelques passages (très peu en réalité), mais ça n’a pas suffit à me faire succomber pleinement. Les éloges ainsi que l’impact médiatique m’a certainement dupée, j’en attendais tellement plus. Je n’ai pas ressentie la peur au ventre en tournant les pages, me demandant ce qu’il va advenir ou encore, si les lignes suivantes me feront pleurer. Non, je n’ai pas ressentie le flot d’émotion tant promis par la majorité. Enfin, au moins c’est un livre que beaucoup de jeunes (et adultes !) ont appréciés.

Je ne suis pas quelqu’un d’insensible alors… j’imagine que j’en attendais simplement trop ?

 

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