Ça, tome 2 de Stephen King

 

Titre : Ça, tome 2

Auteur : Stephen King

Éditeur : Le livre de poche

Pages : 640

Date de parution : 2002

 

Clique ici pour lire la critique du premier tome de Ça !

 

Esquisse :

 

Nous continuons notre histoire avec notre cher bande de ratés, après que le premier tome ce soit terminé par un grand suspense. Le déroulement de l’histoire reste le même, nous ferons encore des bonds dans le passé et dans le présent, alternant leur enfance et leur vie d’aujourd’hui. Les histoires de chacun vont s’entremêler.

Bill est le premier à rejoindre Mike (qui je rappelle, et celui qui a rappelé ses amis pour revenir à Derry combattre à nouveau Grippe-Sou) à la bibliothèque. Les souvenirs se succéderont de nouveau, et nous en apprendront un peu plus sur Mike et surtout, la façon dont la bande l’a rencontré.

Mike était le seul enfant noir, et subissait la haine et la violence du racisme de Henry Bowers (qui avait un père violent et complètement fou). Juste avant que Mike leur tombe dessus, les jeunes discutent de Ça, et pensent qu’il se terre dans les égouts. Autre chose, Ça serait un « Glamour », autrement dit, le nom gaélique de la créature qui hantait Derry tout les 27 ans, sur une durée d’un an. Cette chose qui se métamorphose selon vos pires cauchemars. Il y aurait un rituel pour s’en débarrasser : Le rituel de Chüd. Bill l’aurait lu dans un livre. En dehors des égouts, Grippe-Sou semble aussi loger au 29 Neibolt Street, une maison d’où il émane de terribles ondes. C’est dans cette maison que trois d’entres eux l’ont rencontré. Cette maison est un endroit clé car il démontre aussi que Ça est capable de gagner du terrain à la surface du monde.

Mike tombe alors face au club des ratés après s’être fait longuement pourchasser par Henry et ses moutons. Ils l’aidèrent alors en les bombardant de cailloux, afin que ces brutes quittent les Friches (qui est leur lieu de rencontre). C’est à ce moment que Mike intègre leur groupe.

Alternant le passé et le présent, se souvenir de certaines choses, certains événements semblent être difficile. Les souvenirs se brouillent ou se dissipent. De plus, le temps passe et Ça à l’air d’avoir acquit de la puissance, mais malheureusement, Stan n’est plus là pour augmenter la force du club des ratés. Ils sont désormais 6, cela risque d’influencer fortement les chances de battre Grippe-Sou.

Durant leur enfance, les enfants vont accomplir le fameux rituel afin d’obtenir une vision. Le but étant de découvrir comment et quand Ça est arrivé à Derry, mais surtout, comment le tuer. Mais une autre question subsiste encore.

Quelle est la véritable, l’ultime forme de Ça ?

 

Critique :

 

Vu que c’est la continuité du premier tome, le style reste le même, que ce soit dans la forme ou le fond. Les bonds dans le temps persistent avec un style limpide et clair.

Comme de nombreux sujets évoqués dans le tome 1 et 2, le racisme est ici très bien exprimé. Le fait d’être « différent », de quelque façon que ce soit est bien décrit. La sensation d’être un faible, un moins-que-rien est bien retranscrite, car on le ressent réellement. Tout ces sujets sont très importants, étant donné que le harcèlement persiste encore aujourd’hui.

Ce qui est aussi intéressant, c’est le fait d’apprendre comment Mike a intégré le club des ratés. Au final, ces 7 jeunes sont tous rejetés par les autres (pour diverses raisons toutes aussi stupides les unes que les autres), et ils sont ciblés bien entendu, par Henry et ses moutons. En plus de la terreur engendrée par Ça, le rejet les a réunis.

Grippe-Sou est un personnage horrifiant et malsain, pourtant son humour très spéciale m’a fait sourire à plusieurs moments.

L’histoire en elle-même est complexe, mais le scénario est très bien ficelé. Au niveau des personnages, chacun a toujours son charme mais j’ai eu une préférence pour Eddie, l’hypocondriaque. Ce personnage apparaît comme étant faible mais pourtant, il est bien plus fort que ce que l’on pourrait croire. Sa mère l’a tellement surprotégée et donné l’idée qu’il était tout le temps malade, que tout était dangereux qu’il était resté dans une bulle, jusqu’au jour où il connaîtra la vrai douleur. C’est typiquement la mère-poule qui vit à travers les yeux de son fils, mais surtout grâce à lui. Ce genre de parent étouffe et empêche le développement. Eddie y fera face ; il a bien pire à affronter. Chaque personnages sont touchants après tout car, chacun a dû affronter quelque chose d’affreux.

Beaucoup de scènes évoquées sont terrifiantes et m’ont donné des sueurs froides, m’ont rendu parano une fois que je me retrouvais dans le noir… Mais il y a aussi beaucoup de passages qui montrent l’impuissance, la violence ou l’inaction des adultes face aux problèmes que rencontrent fréquemment les enfants, quel qu’il soit. Par exemple, face à la brutalité d’Henry et ses compères, la plupart sont impuissants ou complètement indifférents.

Pour terminer, c’est un livre qui ne manque pas de finalité, qui sait faire revivre des peurs enfantines, qui pointe du doigt beaucoup de sujets importants et tabous, et qui m’a terrifiée à plusieurs moments.

Un classique de King à lire absolument.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *