Ça, Tome 1 de Stephen King

 

Titre : Ça, tome 1

Auteur : Stephen King

Éditeur : Le livre de Poche

Pages : 800

Date de parution : 2002

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Stephen King a sorti ce roman, « Ça » en 1986. Ce qui est très intéressant avec King, c’est qu’il incorpore des liens ou même des clins d’œils dans une grande partie de ces livres, reliant parfois des personnages, des lieux ou des événements au plan secondaire.

 

Esquisse :

L’histoire débute en 1957 dans une petite ville du Maine nommé Derry.

Nos personnages principaux sont : William (appelé Bill le Bègue), Richie (Rich), Eddie, Mike, Stan, Ben et Beverly (Bev). Ils se sont appelés le « club des ratés« , étant des jeunes enfants rejetés par les autres.

George (ou Georgie), le petit frère de Bill âgé de 6 ans sera le premier à nous plonger dans la terreur. C’est un jour de pluie, et Bill a conçu un bateau en papier pour son petit frère, afin qu’il puisse s’amuser dehors, seul. Le bateau prit dans un violent court d’eau, il s’engouffre dans un caniveau. Voulant le récupérer, Georgie s’attarde devant ce caniveau quand d’un coup, deux yeux apparaissent dans le noir. Une voix s’élève, saluant Georgie par son prénom. C’est un clown, il tient d’une main une panoplie de ballons et de l’autre, le fameux bateau. Il se présente alors sous le nom de Bob Gray, ou plus communément connu comme étant Grippe-Sou, le clown cabriolant. Grippe-Sou parvient à attirer le petit garçon, le mettant en confiance pour mieux attraper son bras et le lui arracher. Georgie succombera sans plus attendre, il aura 6 ans pour toujours désormais.

Georgie n’est pas sa première victime, loin de là. Grippe-Sou ou Ça, est une sorte d’entité métamorphe encré à Derry, se dissimulant la plupart du temps dans les égouts depuis de nombreuses années. Il a le pouvoir de se métamorphoser, se transformer pour ressembler à vos plus grandes peurs. Son apparence de clown lui permet d’attirer plus facilement les enfants. Ça revient commettre des atrocités sur une durée d’un an tout les 27 ans.

27 ans ont passé après ce drame, et voilà que le téléphone sonne. Un ancien du club des ratés (Mike), appel les autres membres afin de leur rappeler une promesse qu’ils avaient faite étant enfant. Ils ont fait battre en retraite cette entité par le passé, mais voilà qu’il est revenu. Nos personnages vont voir leur vie basculer une fois de plus, leurs cauchemars reviennent et les souvenirs vont se bousculer. Après tout ce temps, il est temps de revenir à Derry, et de vaincre Ça.

Faisant des bonds entre le présent et le passé, nous plongerons tout droit dans l’horreur et la terreur, tout en apprenant à connaître nos personnages dans l’intimité.

Préparez-vous à faire face à vos plus grandes peurs.

 

Critique :

Que dire sur ce premier tome qui a longtemps attendu d’être ouvert dans ma bibliothèque. Ça est connu pour être un livre terrifiant. Beaucoup de personnes ont eu par la suite une phobie assez incroyable : la coulrophobie (la peur des clown). Par ailleurs, je n’ai personnellement jamais vraiment compris pourquoi la plupart des enfants appréciaient les clowns. Même avant de lire ce livre, j’ai toujours trouvé que les clowns avaient quelque chose de malsain. Maintenant, c’est pire.

Voyons un peu nos personnages, qui sont tout les sept très intéressants et attachants, de plus nous les suivons dans le présent et le passé. Pour ne pas trop en dire je vais seulement donner quelques descriptions d’eux quand ils étaient enfants. King leur a donné à chacun une vie et une histoire très détaillée, une psychologie, des problèmes communs et ainsi de suite. Nos personnages n’ont pas seulement Ça comme ennemie commun, mais aussi Henry Bowers et ses moutons. Henry a un père très violent et subit sa propre vie, comme pour se venger de sa triste vie, il s’adonne à la violence lui aussi, harcelant la plupart du club des ratés.

William, plus connu comme étant Bill le Bègue, subit évidemment le poids du deuil de son frère mais aussi l’ignorance et la dépression de ses parents, qui ne le voient presque plus.

Berverly, c’est la seule fille du groupe qui a un père violent et qui la bat souvent. C’est une jeune fille très jolie.

Ben, c’est le petit garçon obèse, qui semble être l’une des victimes favorites de Henry.

Richie, c’est la grande gueule du groupe, celui qui fait des blagues à tout-va.

Eddie, c’est l’hypocondriaque qui a une mère deux fois pire que lui. Il est bien entendu plus fragile que les autres étant donné ses craintes.

Mike, c’est le seul enfant noir de Derry, et en grandissant ce fût à le seul à être resté dans cette ville. Il fût victime de racisme, surtout de la part de Henry.

Stan, c’est le juif sceptique. Il est lui aussi attaqué par Henry à cause de son origine.

Chaque personnage à son propre charme, de plus, même les personnages secondaires ont une importance dans cette histoire. Comme à son habitude, King ajoute énormément de détails. Il n’a pas peur des mots, ne prend pas de gants pour parler de divers sujets parfois même dérangeants comme la sexualité, le meurtre, le racisme, l’homophobie, le harcèlement, le deuil, la maltraitance, les problèmes familiaux et ainsi de suite. Ce sont d’ailleurs des sujets qui sont très importants et ajoutent de la réalité et de la force à ce roman. Il n’y a pas que de la peur, il y a des vrais sujets derrière toute cette terreur. Plus encore, c’est un livre qui représente à merveille la bravoure et l’amitié. Ces jeunes enfants qui, déjà brisés par leur vie deviendront adultes plus vite que prévu pour faire face, ensemble, à cette entité qui commet des atrocités dans cette petite ville du Maine.

Le livre est long mais ne perd que rarement son rythme. On s’y retrouve aisément entre les sauts entre le présent et le passé. Le fil de l’histoire est non-linéaire mais suit bien son court, tant il est bien expliqué. J’ai parfois trouvé que quelques scènes étaient superflux. Mais mise à part cela, le roman est manié et écrit d’une manière de génie.

Les scènes relatées sont à vous glacer le sang, non seulement à cause de la forme mais aussi par le fait qu’elles sont horriblement bien imagées. J’en ai moi-même fait des cauchemars, et mes terreurs enfantines ont refait surface. De vieilles terreurs enfouies qui sont revenus suite à cette lecture… Et il me reste le tome 2 à lire. J’imagine que je dois me préparer au pire.

A lire absolument ! Une malsaine merveille.

Ils flottent… 

  • Il y a eu une adaptation en 1990. Un remake a été fait en 2017, soit 27 ans après > Jolie clin d’œil au roman, qui explique de Ça revient tout les 27 ans. Bien joué.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *