Asphyxiée de Nicole Marlière

 

Titre : Asphyxiée

Auteur : Nicole Marlière

Éditeur : Traverse

Pages : 185

Date de parution : 2016

 

Petite information sur le livre/l’auteur :

Nicole Marlière vit à Bruxelles. « Asphyxiée » est son tout premier livre.

 

Esquisse :

France Miller est une femme de 49 ans, ayant une vie banal. Elle a un conjoint, des enfants, des ami(e)s et un travail. Mais voilà qu’un jour elle ressens une forme d’asphyxie, des douleurs atroces au niveau des poumons et du cœur. Pris de court, elle se décide à aller à l’hôpital, tant son corps est en détresse.

Très rapidement elle sera pris dans un cercle infernal. Les médecins, les examens et les changements de services vont se succéder.

France est tracassée non seulement à cause de sa maladie qui la ronge mais aussi à l’idée de tomber sur des médecins froids ou incompétents.
Nous la suivrons dans son combat pour vivre (ou plutôt, revivre), et son acceptation d’une mort qui se pourrait être inévitable.

Un roman proche d’un témoignage, axé non seulement sur la dureté de la maladie et de ce que cela engendre, mais surtout du secteur médical souvent bancal, froid et parfois même incompétent.

 

Critique :

Une esquisse très courte car le roman l’est tout autant et la critique le sera aussi car il y a peu de chose à en dire au final.

Tout d’abord, je remercie Babelio et les éditions Traverse pour m’avoir envoyé cet ouvrage.

L’écriture est peu commune, surtout au niveau des dialogues qui m’ont fait penser à une écriture théâtrale ; le retour à la ligne avec les tirets. Il y a d’ailleurs, énormément de dialogues dans ce roman. Ça manque parfois de précision et on peut s’y perdre.
La forme et la façon d’écrire de Nicole Marlière, de détailler, me font fortement penser à un journal intime. La ponctuation est très bonne, bien jaugée cela dit. Presque à chaque chapitre, il y est noté la date et le lieu.

Comme le titre l’indique, France est asphyxiée. Sa maladie lui coupe la respiration. Nous sommes donc confrontés avec elle, à la douleur palpable. Certains médecins ou soignants qu’elle rencontre semblent froids et parfois, incapable de pouvoir la soulager ou l’aider. Toute les procédures obligatoires dans ces hôpitaux sont une torture supplémentaires pour les patients. J’y ai compris une forme de critique envers ces hôpitaux bondés, manquant d’effectifs, de médecins. Une critique qui est par ailleurs, véridique.

Le livre est très court et dans la forme d’écriture j’y ai ressenti un manque de profondeur et de dynamisme assez fréquemment.

L’histoire est bonne mais se déroule tout de même un peu trop vite. Pourtant certains passages se veulent réconfortants, voulant redonner espoir. Mais dû à la rapidité, j’ai eu un peu de mal à y croire entièrement.
Toutefois, ce livre est disposé d’une fin que je n’ai pas vu venir, sacrément inattendue.

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