Différentes saisons de Stephen King

 

Titre : Différentes saisons

Auteur : Stephen King

Éditeur : Le livre de Poche

Pages : 735

Date de parution : 2004

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Le roman « Différentes saisons » est paru en 1982. Il est composé de quatre histoires. Sur ces quatre histoires, trois ont eu un adaptation cinématographique.

 

Esquisse :

Ce roman est donc composé de quatre histoire différentes, flirtant avec les saisons de l’année.

Espoir, éternel printemps > Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank.

Cette histoire débute dans la prison de Shawshank où notre narrateur sera l’un des condamné, Red.  C’est un homme qui est bien intégré dans la prison, étant donné que c’est celui qui peut tout avoir et tout fournir, et surtout il est incarcéré depuis ses 20 ans (il est condamné à perpétuité). Il se dit l’un des rares, voir l’unique personne à assumer avoir commis un meurtre. La plupart sont sois-disant « innocent ». Un jour, un car de nouveaux arrivants débarquent, dans ce car se trouve un jeune homme de 30 ans, Andy Dufresne. Il est accusé d’avoir tué sa femme et son amant de manière vengeresse. Andy et Red vont commencer à lier une amitié très forte. Tout commence par une demande d’Andy, celle d’avoir un taille pierre afin de continuer l’une de ses passions, puis s’ensuit avec un poster de Rita Hayworth (d’où le titre). C’est à travers les yeux de Red que nous allons tout savoir sur la vie à Shawshank, les prisonniers, lui-même mais surtout le plus important, Andy et l’amitié qu’ils ont tissé dans ce lieu infernal.

Été de corruption > Un élève doué.

Todd Bowden a 13 ans, et il a absolument tout du parfait petit américain aisé. C’est un garçon jovial, pleins d’entrain et très doué. Il rencontre un vieillard arpentant un faux nom, Arthur Dunker. La vérité, c’est que Todd a fait de multiples recherches sur cet homme et décide de le prendre au piège, de le faire chanter. En effet, ce vieillard s’appel en réalité Kurt Dussander, et il se trouve qu’il était dans les rangs nazis, il était l’un des pires monstres qui ai existé dans ce bas monde. Todd tient alors Kurt avec une poigne de fer, lui obligeant à lui raconter ce qu’il se passait dans les camps, ce qu’il faisait subir aux personnes et ainsi de suite. Kurt n’a donc pas le choix, s’il désire conserver son anonymat et ne pas se faire rattraper par le passé, il se doit d’y retourner pour le plaisir de ce jeune garçon, réveillant par ailleurs des anciennes pulsions violentes, et transformant peu à peu le jeune garçon. C’est le jeu du chat et la souris qui débute, leur vie et leur destin semble lier l’un à l’autre.

L’automne de l’innocence > Le corps.

Quatre garçons turbulents s’aventurent dans les forêts du Maine nommés Gordon, Chris, Vern et Taddy. Ils vont y découvrir la vie, la mort, et les présages de leur destin. Suite à une discussion entendu par mégarde, ils apprennent qu’un garçon aurait été percuté par un train, mais que l’on n’aurait pas retrouvé le corps de celui-ci. C’est là le but de leur escapade, retrouver le cadavre de ce jeune. Gordon est notre narrateur dans cette histoire, nous apprenons qu’il a perdu un frère et que depuis ce tragique événement, ses parents agissent comme s’il n’existait pas. Il a un don incroyable pour conter des histoires. Cette histoire au détour macabre est une leçon, l’apprentissage de la vie.

Un conte d’hiver > La méthode respiratoire.

Un homme, nommé David, se rend plusieurs fois dans un drôle de club où les livres sont présents. Mais le plus intéressants, ce sont les histoires horrifiques et/ou dérangeantes racontées par les invités. Un soir, le docteur McCarron commence une histoire, celle d’une femme décidée à accoucher quel qu’en soit les conséquences. Nous sommes donc à la place d’un médecin dans les années 30. Un jour, une jeune femme nommé Sandra Stansfield apparaît, le ventre arrondis et sans alliance à la clinique. Malgré le fait qu’être enceinte sans avoir de mari est très mal vu à cette époque, Sandra décide de garder l’enfant et d’aller jusqu’à son terme la tête haute. Le médecin l’aidera donc et la suivra jusqu’à son terme, en lui enseignant une méthode d’accouchement appelé la « méthode respiratoire ».

 

Critique :

Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank, a été adapté au cinéma en 1994 (Les évadés). Première constatation avec le film, il y a énormément de différences. Et le film est tout bonnement excellent, un pur chef-d’oeuvre. Pour l’histoire, j’ai apprécié lire à travers les yeux de Red, comme un témoignage, un journal intime. Ce qui rend ses émotions et ses ressentis plus fort. L’amitié entre lui et Andy est puissante, à travers toute les horreur de la prison, les « chiennes » qui sont un petit groupe d’homme avides de sexe et aimant s’attaquant aux faibles. Andy se débrouillera comme il peut pour survivre. Son ami le soutien mais surtout, le fait qu’il ai travaillé dans une grande banque lui offre des avantages auprès des gardiens et du directeur de la prison. Une histoire très intéressante, remplis de rebondissements tantôt choquant, tantôt plaisant. Cette histoire est assez courte et si on se repense au film, certains passages semblent un peu plat. Tout de même une très belle histoire et une belle ode à l’amitié.

Un élève doué, a aussi été adapté au cinéma en 98. Cette histoire est horriblement dérangeante, et de ce fait je l’ai adoré. Les faits historiques relatés, la curiosité de Todd envers ce passé affreux qui le fait fantasmer, ce passé douteux qui redonnent des pulsions à Kurt et l’alimente de questions bref… C’est malsain mais tellement bien raconté. Todd est lui-même doté d’une curiosité malsaine et d’un don pour manipuler/faire chanter cet ancien nazi. Ce jeune garçon qui semble avoir tout pour réussir se retrouve dans une spirale infernal qu’il a lui-même déclenché, comment a-t-il pu se laisser aller comme ça. Le sentiment de pouvoir chamboule et le plonge dans une folie, c’est dangereux et surtout ce pouvoir peut changer de main à tout moment. Avoir une trop grande confiance et une curiosité malsaine développé peut vous faire changer de façon stupide, insouciante voir sadique. Les scènes sont parfois brutales et cruelles à lire et à imaginer. Le récit s’assombrit de plus en plus jusqu’à en devenir glauque, je m’y serais cru. Excellent.

Le corps, a aussi été adapté au cinéma en 86 (Stand by me). Une histoire touchante entre ces quatre jeunes garçons qui sont perdus dans leur tête et dans leur vie. Il y a beaucoup de détails sur eux-mêmes et sur leur vie familiale. A travers leur histoire, l’envie qu’ils ont de retrouver le jeune garçon heurté par un train va les faire grandir de façon brutal. Main dans la main ils avancent, ensemble. Bien entendu leur escapade les feront passer de l’enfance à l’adolescence. L’apprentissage de la vie, la dureté de celle-ci. Là aussi, une belle histoire sur un fond macabre.

La méthode respiratoire. C’est une histoire contée dans une histoire, ça plaît ou ça ne plaît pas. Je trouve que c’est introduit avec finesse donc cette perspective ne m’a pas plus dérangé que ça. Le bémol, c’est que l’histoire la plus intéressante est très vite racontée malheureusement, donc je n’ai pas énormément accroché à celle-ci. J’aurais aimé que ça dure plus longtemps, qu’il y ai plus de choses à dire. C’est le combat d’une jeune femme pour accoucher malgré la pression sociale qu’elle subit, et d’un médecin qui l’admire pour son courage et s’éprend d’affection pour elle. Cette histoire est bien, mais sans plus. Je ne l’ai pas trouvé exceptionnelle, elle manque d’intérêts, de longueurs et de fond.

Pour finir, ça reste un très bon roman de King malgré la dernière histoire qui m’a laissé sur ma faim. (Au passage, il y a parfois des clins d’œils aux histoires ou à ses romans glissé dans le texte, il fait ça parfois et je trouve ça plutôt amusant).

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