Derrière la haine de Barbara Abel

 

Titre : Derrière la haine

Auteur : Barbara Abel

Éditeur : Pocket

Pages : 352

Date de parution : 2013

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Barbara Abel est une auteure belge de romans policiers. À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre « L’esquimau qui jardinait ». Son livre « Derrière la haine » est sortie en 2012. Une suite de ce roman existe et s’appel « Après la fin« .

 

Esquisse :

Deux couples vivant dans leur maison mitoyenne à l’autre. Deux couples qui en plus d’être voisins, sont des amis proches. D’un côté il y a Tiphaine et Sylvain Geniot, parents de Maxime. Et de l’autres Laetitia et David Brunelle, parents de Milo.

Les deux femmes tombent enceinte à environ trois mois d’intervalle. Les enfants, Maxime et Milo, grandiront donc ensemble comme des frères jumeaux, main dans la main, partageant des bons moments, leurs jouets. Bref, le bonheur parfait. Une entente parfaite règne entre les deux familles, se rendant mutuellement des services, comme garder l’enfant de l’autre par exemple.

Malheureusement, un drame changera le court des choses pour les deux familles, une haie les séparant de toute forme de culpabilité, de vengeance, de haine.

Le début de l’histoire commence alors que les couples ont une relation plutôt tendue. Une altercation entre les deux femmes, un mot de trop, une gifle qui part sur le coup de la colère et c’est partie. Pour comprendre, nous faisons donc une bond en arrière, depuis le début, sept ans plus tôt.

C’est alors que le roman promet toute forme d’angoisse, de paranoïa, de rage (ou plutôt de haine). Axé sur les réflexions de nos protagonistes, nous entrons dans une réalité qui va faire mal et rendre très fortement paranoïaque.

Qu’est-ce qui a pu détruire ces personnes ? Que ce passera t-il par la suite ? Jusqu’où la haine et la paranoïa les conduira-t-elles ?

 

Critique :

Une esquisse très courte afin de ne pas révéler la trame de l’histoire, ce qui est relativement compliqué étant donné que le drame arrive tout de même assez vite. Et je ne peux rien dire, cela gâcherait l’intrigue et la trame du livre.

Durant les premières pages (du moins, une fois que nous faisons un bond dans le temps), nous en apprenons beaucoup sur nos protagonistes, sur leur couple et leur passé. Par exemple, David a eût des problèmes avec la justice étant jeune, essayant par la suite de reprendre le « bon chemin ». Il rencontra alors Laetitia à l’hôpital dans lequel il travaillait comme technicien de surface. Laetitia a perdu ses parents dans un grave accident de voiture. C’est pour cela qu’il se rencontrèrent. Un peu dans bonheur dans tout ce malheur.

Du côté de Sylvain et Tiphaine la façon dont il se sont rencontré est ma foi, plutôt dérangeante dans le fond. Mais je vais m’abstenir d’en parler pour ne pas gâcher la surprise.

Il faut aussi ajouter que nos personnages sont extrêmement réalistes, ils pourraient être nos propres voisins.

Il m’est difficile de parler de ce livre car je dois éviter de parler de plusieurs sujets qui se rattache à la trame principal. L’histoire est bien ficelée, pas mal de révélations qui semblerait sur le coup sans grande importance sont finalement des pièces de puzzles supplémentaires. Bien qu’il n’y est pas d’énigmes, ce roman se construit sur une base très sombre, un sujet dérangeant et qui ne laisse pas indifférent. Chaque choses à son importance pour comprendre.

Le livre a une grande intrigue, et un dénouement hors du commun qui vous scotchera probablement. Malheureusement, ça n’a pas vraiment fonctionné sur moi, car j’ai très vite compris comment tout cela allait se terminer (j’ai peut-être lu trop de livres, vu trop de films, ou jouer à trop de jeux). Il n’y a pas eu la surprise promis pour ma part donc, bien que la plupart ont reçu une grande claque en terminant le roman, ce que je peux comprendre. L’histoire est très bien écrite, et il faut avouer que Barbara n’a pas été clémente mais plutôt sadique (et tant mieux, la subtilité on s’en passera pour ce genre de livre).

Beaucoup de phases larmoyantes qui pourra lasser quelque peu certains d’entres vous, le début à un côté un peu trop « tout beau, tout rose » qui est limite agaçant. Mais heureusement, l’histoire prend rapidement une tournure bien plus sombre. Malgré le malaise de ce qui ce passe, c’est à ce moment que ça devient vraiment intéressant. Et nous tombons donc dans le thriller psychologique, tout en étant dans une forme de huis-clos.

Autre chose, je n’ai pas réellement ressentie le malaise de la paranoïa ou de la folie, mise à part dans les dernières pages. Quand la folie/la paranoïa prenait du grade, les sentiments se rationalisaient un peu trop rapidement à mon goût. Je n’ai donc pas sombré dans la folie tant espéré. Je dois avouer que le fait d’avoir compris l’histoire très rapidement m’a empêché d’intégrer pleinement les sentiments des personnages et de me poser beaucoup de questions, mais évidemment ça, c’est un point de vue purement personnelle. Le roman n’en reste pas moins très sombre.

Pour terminer, bien que je n’ai pas été surprise, ça reste une très bonne lecture. La suite m’intéresse tout de même énormément.

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