Shining de Stephen King

 

Titre : Shining, L’enfant lumière

Auteur : Stephen King

Éditeur : J’ai Lu

Pages : 576

Date de parution : 1995

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Stephen King a imaginé l’histoire de Shining dans un hôtel où les King étaient les seuls clients (car celui-ci devait fermer pendant l’hiver). Ils passèrent leur séjour dans la chambre 217. D’après ce que j’ai pu entendre, King était accro à l’alcool quand il a commencé son livre. Stanley Kubrick a adapté ce roman en 1980 (Shining), où l’excellent Jack Nicholson a le rôle principal. La parution originale du livre date de 1977.

 

Esquisse :

Jack Torrance n’est pas un homme ayant un mauvais fond à la base. Pourtant, suite à son alcoolisme, il a réussi à détruire sa vie professionnelle et sa vie familiale. Il s’est fait viré de son poste d’enseignant. Désormais, Jack a arrêté de boire et décide d’accepter un emploi de gardien dans l’hôtel d‘Overlook, dans le Colorado. Cet hôtel est fermé pendant la saison hivernale, et il se trouve entouré de montagnes, totalement isolé de toute vie extérieur. Le voilà donc, avec sa femme Wendy et son fils Danny dans l’Overlook.

Danny, ce petit garçon est doté d’un pouvoir surnaturel surnommé le Shining (d’où le titre. En effet, il possède une forme de don, celui de médium/voyance, mais surtout de télépathie. Ce pouvoir lui permet de discuter par la pensée, d’avoir des visions du passé ou du futur…

Danny rencontre le cuisinier de l’hôtel, Dick Halloran qui lui aussi, est doté du Shining. Celui-ci lui conseille de rester sur ces gardes, car cet hôtel semble avoir une forme de pouvoir, d’avoir une conscience et une force de possession. Des choses sanglantes et atroces ce seraient produit dans cet hôtel. Danny verra au fur et à mesure des apparitions, des images glauques et terrifiantes. Le passé de ce palace commence à envahir le présent et à prendre le dessus. Sa mère est terrorisée et son père commence à perdre la raison. L’hôtel et son passé semble prendre possession de la santé mental de Jack, l’entraînant dans ses méandres.

Peu à peu, les scènes terrifiantes semblent être de plus en plus présentes. Danny a un énorme poids sur ses épaules pour un si petit garçon. Tenter de les délivrer de ce cauchemar. Mais il va falloir faire vite, car le temps est compté par chaque flocons de neige qui commence à tomber sur ces lieux.

 

Critique :

Ce roman est un pur huis-clos, glaçant et réellement effrayant. Quand j’ai fini de lire ce livre, je n’ai pas pu dormir sereinement durant un bon moment. Pourtant je l’ai rapidement dévoré, tellement l’histoire nous prend aux tripes et nous envoie sans prendre de gants, dans l’atroce hôtel au passé sanglant.

Vivre dans un hôtel gigantesque, seul (du moins, presque), totalement isolé du monde extérieur. Alors, dans ces conditions, il suffit qu’il y ai le moindre bruit pour que nos protagonistes soient terrifiés et prise d’une peur bleue, et bien évidemment, nous sommes aussi pris dans leur terreur. Une fenêtre ou une porte qui claque quand on est seul dans un tel endroit, comment ne pas être parano face à ça ? Le mur qui sépare les visions (vraiment terrifiantes) de Danny et la réalité est infime.

Notre vision des choses est principalement du côté de de Jack Torrance. Point de vue excellente de cet ancien alcoolique qui ère tel un fantôme dans cet endroit, aspiré par les murs de l’hôtel Overlook. Voir un homme sombrer dans la folie, se perdre entre le réel et l’irréel, son combat contre l’alcool. On peut supposer que c’est simplement l’isolement qui cause la perte de sa santé mental. Après tout, se retrouver enfermer loin de tout en étant complètement isolé peut réellement causer des dommages et rendre parano (ou pire). Pourtant il y a bien une forme surnaturel dans cet endroit. Jack est d’ailleurs le personnage qui m’a le plus attiré et intrigué. La façon dont King nous en fait le portrait peut le rendre détestable aux premiers abords, et pourtant, au fur et à mesure j’ai ressorti une forme d’empathie pour lui, de compréhension.

La mort, l’alcoolisme, la violence, l’isolement, la désintégration de la famille, le surnaturel, la mal sont énoncés dans ce roman, ce sont les thèmes principaux et Stephen King ne laisse rien au hasard. Comme à son habitude, il ne prend pas de gants et nous plonge directement dans la trame et l’horreur qui va s’enchaîner. Nous sommes donc avertis dès le début que nous allons en avoir pour notre grade. J’en ai eu des sueurs froides, jusqu’à en devenir parano par moments. Le suspense est à son comble, l’angoisse y est pesante, il m’a tenue en haleine tout le long, car le récit prend tout de même le temps de se mettre en place. Petit à petit, la folie et les anciens démons prennent leur place. Petit à petit, nous sombrons nous-mêmes dans la déchéance, ressentant chaque émotion, chaque vision comme un cauchemar éveillé. Comme à son habitude, tout y est décrit à la perfection pour nous plonger plus facilement dans l’angoisse.

  • Pour parler de l’adaptation de Stanley Kubrick, beaucoup l’ont adoré. Personnellement, je l’ai aimé en tant que film. En terme d’adaptation, il y a énormément de différences. Par contre, pour Jack Nicholson incarnant Jack Torrance, je ne pense pas qu’un autre acteur aurait pu jouer ce rôle avec brio comme il l’a fait. Il faut aussi savoir que Stephen King a détesté l’adaptation de Kubrick, car il a jugé trop de différences, ainsi que des thèmes manquant ou trop peu mis en avant comme l’alcoolique de Jack ou la désintégration familiale (ces sujets semblent lui tenir vraiment à cœur).
  • Stephen King a écrit une suite au personnage de Danny. Ce livre s’appel « Docteur Sleep« .

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