Îles flottantes de Jean-Luc Cattacin

 

Titre : Îles flottantes

Auteur : Jean-Luc Cattacin

Éditeur : Phébus

Pages : 176

Date de parution : 2017

 

Petite information sur l’auteur/ le livre :

Jean-Luc Cattacin est naît en 1962, en banlieue parisienne.

 

Esquisse :

Tout commence sur une île, où notre narrateur passe des vacances avec sa famille. Sur une étal, il tombe sur une tablette de bois avec de drôles de signes inscrit dessus. Par curiosité, il l’achète donc à petit prix. Ces signes étranges vont l’obnubiler, il cherchera donc à comprendre ce qui est noté dessus.

Le narrateur se rend donc à la bibliothèque où il rencontrera la bibliothécaire Elizabeth, qui l’aidera à en apprendre un peu plus sur ces étranges signes, grâce aux livres. Ces livres ainsi qu’Elizabeth lui apprendront que cette tablette non seulement provient de l’île de Pâques, mais aussi que cette écriture serait du rongo-rongo.

Plus tard, sa famille repartira quelques temps. Alors son meilleur ami nommé Ficelle le rejoindra. Ficelle est quelqu’un qui n’a pas eu de chance et se venge envers cette vie injuste. Ficelle n’a peur de rien et fonce tête baissé. C’est le genre de garçon qui peut changer le cours de l’histoire. Transformer de simples vacances en carnage peut-être ?

Sur cette île sublime qui sent bon le sable et l’océan, les vacances sont censés être paradisiaque. Pourtant, cette étrange tablette ainsi que Ficelle pourrait tout changer.

 

Critique :

Je remercie Babelio et les Editions Phébus pour cet ouvrage.

Après avoir refermé ce livre, je dois avouer avoir été plutôt mitigé.

Tout d’abord, il y a beaucoup de détails au niveau de l’île et de l’atmosphère ambiant qui nous envoie directement la beauté et les senteurs. On s’y croirait, tellement les descriptions de ce qui entoure notre narrateur, ainsi que la météo (par exemple) sont bien retranscrites. L’ambiance est rendue plaisante, ça sent bon le sable et les cocotiers, ça c’est sûr.

De par son lexique, les mots employés sont riches et recherchés (du moins par moment), ce qui est vraiment agréable.

Le personnage de Ficelle est celui qui personnellement, m’a le plus plu car il est bien plus travaillé que les autres. Nous avons beaucoup d’informations sur son physique mais surtout sur sa psychologie, rendant le personnage attrayant. En effet, Ficelle est un jeune garçon au tempérament impétueux, repoussant toute les limites possibles. C’est LE personnage qui (à mon goût), agrémentera fortement le récit, surtout par sa névrose de braver les interdits ainsi que son penchant pour l’alcool , les drogues et autres festivités. Nous avons affaire à des sauts dans le passé pour en apprendre d’avantage sur la relation de notre narrateur et de son meilleur ami Ficelle, mais surtout sur ce personnage en lui-même. Ils sont tout les deux très proches et font les 400 coups ensemble. Ficelle représente la jeunesse perdu, qui se cherche par tout les moyens comme beaucoup d’autres.

L’intrigue en elle-même est intéressante, le but étant de découvrir le mystère de cette écriture qu’est le Rongo-Rongo, et de l’île de Pâques. Malheureusement, j’ai trouvé que cette intrigue était piétiné par d’autres, la mettant légèrement en retrait.

Ensuite, nous ne savons presque rien de notre narrateur, si ce n’est que c’est un jeune homme, et que Ficelle le surnomme « Rouquin ». Nous ne savons pas qui il est et j’ai trouvé dommage d’être autant dans le floue avec notre personnage principal, car il est difficile je trouve, de se mettre à la place du sujet dans une histoire si on ne connait presque rien de celui-ci.

Les mots employés sont riches et recherchés par moments mais, l’écriture en elle-même est vraiment très spéciale. Personnellement, ça m’a réellement perturbé tout le long de ma lecture. Les dialogues sont écrits à la suite. C’est-à-dire, il n’y a ni tirets, ni guillemets pour séparer les dialogues. Le fait d’avoir tout écrit à la suite m’a fait perdre le fil à plusieurs moments, et a saccadé le rythme de ma lecture, la rendant laborieuse parfois. J’ai trouvé ça très étrange pour un roman par ailleurs. L’écriture enchaîné m’a fait penser à un journal intime. Peut-être était-ce le but ? Autre chose m’a frappé. La conjonction « et » est employé un nombre incalculable de fois. Ça, plus le fait qu’il y a trop peu de ponctuation à mon goût.

Pour terminer, bien que la façon dont ce roman est écrit est différente, c’est un livre sympathique pour l’histoire, le paysage et surtout Ficelle. Mais l’histoire part tout de même dans tout les sens…

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