La ligne verte de Stephen King

 

Titre : La ligne verte

Auteur : Stephen King

Éditeur : Le livre de poche

Pages : 512

Date de parution : 2008

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

La ligne verte est paru en 1996, et était séparé en 6 épisodes sous forme de roman-feuilleton. Un film est sortie en 1999 et comme le livre, il a connu un énorme succès. Stephen King a écrit ce livre sans savoir ce qui allait se passer par la suite. L’inspiration lui est venu au fur et à mesure.

 

Esquisse :

L’histoire débute dans les années 1930 en Louisiane, avec Paul Edgecombe, un gardien de prison responsable du bloc E, soit le couloir de la mort surnommé « la ligne verte ». C’est une époque où la peine de mort se fait par électrocution (la chaise électrique, qui dans ce livre à plusieurs sobriquets tel que la Veuve Courant ou la Rôtisseuse par exemple). Nous avons affaire ici à ses mémoires.

1932 a été l’année qui a changé sa vie.  Dans cette prison il y a un français du nom de Edouard Delacroix qui a pour compagnie une souris qu’il a lui-même apprivoisé (Mister Jingles). Ou encore Billy Wharton qui est purement et simplement un psychopathe. Mais surtout, ce fut l’année où John Caffey (Coffey dans le texte original) est arrivé dans son bloc. John Caffey est accusé d’avoir violé et assassiné violemment deux petites filles. Il est donc condamné à mourir électrocuté sur la chaise électrique. C’est un homme noir, géant et large comme une barrique. Son physique laisse à penser que c’est un monstre qui pourrait facilement facilement vous décrocher la tête d’une simple gifle. Et pourtant, les apparences sont tellement trompeuses. Malgré son physique imposant et impressionnant, Caffey est doux comme un agneau, remplit de tellement de gentillesse. Mieux encore, Caffey est doté d’un don de guérison et semble ressentir les émotions et les sentiments. Caffey est un miracle.

Paul Edgecombe avait durant cette période une infection urinaire terrible, que John Caffey a fait disparaître par simple contact. Il aspire le mal et le rejette. C’est alors que Paul et ses collègues se posent beaucoup de questions. En effet, nous avons droit au rapport de John, et il semblerait qu’on l’ai retrouvé avec les petites filles mortes dans ses bras, et qu’il pleurait. Mais surtout, le fait qu’il puisse avoir de tels pouvoirs tout en étant un assassin émet quelques doutes.

Est-ce un meurtrier doté d’un pouvoir surnaturel ? Est-ce un innocent qui n’a pas eu de chance ? Ou encore est-ce un jugement racial qui l’a conduit à la chaise électrique ?

Paul doute de sa culpabilité. Il est persuadé qu’il est innocent et mettra tout en oeuvre pour sauver ce miracle que Dieu a créé. Cette rencontre changera sa vie, et sa vision de celle-ci.

 

Critique :

Difficile de ne pas connaître la ligne verte car cette histoire à fait tellement de bruit. Mais il y a tellement de choses à dire sur ce livre car tellement de thèmes sont abordés et les personnages quant à eux, sont tout bonnement superbes. L’histoire dans sa totalité m’a émue et m’a pris aux tripes.

La ligne verte, c’est une critique envers la peine de mort et le racisme, c’est clairement compréhensible durant la lecture. Mais nous parlons aussi de surnaturel, de mort, d’injustice, de maladie, du milieu carcéral, du jugement, de la frontière entre le réel et le fantastique, de l’humanité, de religion… Stephen King m’a habitué à m’encrer dans ses univers. Et encore une fois il a réussi, car l’atmosphère sait se montrer étouffante, oppressante et magique. J’arrive encore à visualiser chaque personnages et chaque lieux, mais surtout ce bloc E et cette ligne verte menant à une mort certaine. C’est tellement plaisant de pouvoir lire tout ces détails qui paraîtront peut-être insignifiants pour certains.

L’histoire nous pousse dans tout nos retranchements et nous oblige à nous poser beaucoup de questions. La trame et les personnages sont bouleversants et vous mettra dans tout vos états. Les personnages sont tellement travaillés, ont une psychologie forte et leurs ressenties ainsi que leurs émotions sont toujours bien jaugés. C’est tellement bon et bien orchestré que l’on s’attache à des condamnés à mort. A force d’en apprendre sur eux, nous n’avons pas envie de les voir mourir même si leur crimes sont atroces. Même si il y a une (voir deux) personnes que l’ont aimerait bien remettre à leur place. Je pense que c’était le but recherché, afin de faire réfléchir sur la peine de mort et sur notre façon de juger.

Il y a aussi de sacrés paradoxes comme par exemple, le fait de se prendre d’affection pour un meurtrier ayant violé et brûlé des personnes tandis qu’un certain gardien de prison vous donnera des « envies de meurtres ». Ou encore, le fait qu’un Dieu puisse donner un don à une personne condamnée à mourir (coupable ou innocent ? Il faut le lire pour savoir).

Mais surtout, le personnage de John Caffey est magistral. Comment ne pas s’attacher à cet homme qui est d’une grande sensibilité malgré son physique imposant. Je ne suis pas certaine de ce que j’avance, mais je suppose que John Caffey est aussi une référence à Jésus Christ, il a d’ailleurs ses initiales et un don de guérison, de résurrection et des ressentis. Et par dessus tout, il aimerait que le monde soit en paix, que les gens cessent de se faire du mal (ce qui semble malheureusement impossible). C’est un homme qu’on ne peut qu’aimer et prendre en pitié tant sa façon de penser innocente vous transperce. Il fait penser à un enfant perdu qui a des rêves démesurés étant donné le monde dans lequel nous vivons. John Caffey est émouvant et vraiment marquant.

L’histoire en plus de ces divers thèmes, mélange la tristesse et le comique. Durant plusieurs pages vous vous retrouverez à sourire pour passer aux larmes juste après. La ligne verte est l’une des plus belle histoire jamais écrite, et qui se doit d’être lu. Votre vision des choses pourra prendre une tournure différente quand vous refermerez ce livre.

  • Le film quant à lui est une perle du cinéma, et une adaptation magnifique. Un film à voir à tout prix avec une boîte de mouchoir (simple conseil). Une pensée à Michael Clarke Duncan (interprétant le rôle de John Caffey), qui est décédé d’un arrêt cardiaque en 2012.

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