Juste avant le bonheur de Agnès Ledig

 

Titre : Juste avant le bonheur

Auteur : Agnès Ledig

Éditeur : Pocket

Pages : 336

Date de parution : 2014

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Agnès Ledig se libère d’un poids, celui de la leucémie de son fils, en écrivant des romans. Son livre « Juste avant le bonheur » a obtenu de nombreuses critiques positives. La parution originale date de 2013.

 

Esquisse :

Notre histoire débute avec Julie, une jeune maman d’un petit garçon de trois ans (son petit Lulu, qu’elle a eu à 17 ans par accident). Pour subvenir à leurs besoins, elle est caissière dans un supermarché. Julie n’est pas chanceuse, sa vie est un véritable fiasco. Entre son appartement, s’occuper de son enfant, son travail, ses collègues, son patron […], Julie est bien loin d’être heureuse, même si son fils lui apporte de la joie dans son brouillard.

Un jour, un client nommé Paul, remarque Julie à sa caisse, une petite larme glissant sur sa joue. Il se prend d’affection à la seconde où il la voit, et lui propose de se connaître un peu mieux, pour au final lui proposer un séjour en Bretagne avec Lulu et son propre fils Jérôme. Un véritable saint cette homme.

Julie, qui n’a pas l’habitude que la vie se montre clémente avec elle, y réfléchie pour au final accepter la proposition de Paul. Cette homme va lui permettre de découvrir qu’après tout, la vie n’est pas si moche. La vie peut être belle parfois. C’est un renouveau, un départ à zéro qui lui est proposé.

 

Critique :

Comme je l’ai mentionné plus haut, ce livre a connu de nombreuses critiques positives et à même reçu des prix. Peu de gens n’ont pas apprécié ce livre, et malheureusement, je fais partie de ce petit pourcentage de personne qui n’ont pas accroché à l’histoire. Du moins, pas jusqu’au bout.

Il est vraiment difficile de faire une critique objective sur un livre que l’on a pas apprécié, mais je prend le risque de me prendre des pierres.

Il est appréciable de découvrir trois personnages différents, avec leur caractère propre. Encore faut-il vraiment apprécier les personnages en eux-mêmes, ou ne serait-ce que s’accrocher à leur petite vie remplit de tristesse. Ils ont tous des blessures à panser.  C’est écrit de façon assez « scolaire », accompagné de dialogues métaphoriques sur la vie, que j’ai trouvé très souvent absurde et abusif. Malgré le fait que ce soit une fiction j’en ai bien conscience, ça m’a semblé bien trop peu réaliste, trop rapide pour le thème abordé (une jeune fille qui suit un inconnu avec son fils de 3 ans en Bretagne au bout du deuxième rendez-vous. Totalement crédible n’est-ce pas). Julie qui a un caractère renfermé et sur la défensive, s’ouvre très rapidement envers Paul et Jérôme. L’histoire s’enchaîne alors très rapidement, la rencontre, le séjour en Bretagne, le retour. Tout se passe trop vite et sincèrement, je n’y ai pas cru une seule seconde…

J’ai eu à plusieurs reprises, la sensation de lire des phrases prémâchées et recrachées sur le papier (des phrases toutes faites comme on dit). En avançant dans ma lecture, il m’a semblé que l’auteur voulait à tout prix nous tirer la larme à l’œil. Ça m’a semblé forcé, poussé, et à provoqué chez moi tout l’effet inverse. Le fait d’avoir la sensation d’être « forcée » à pleurer, d’insister sur le malheurs de nos protagonistes peut rebuter. De plus, le livre comporte pas mal de clichés. Ce n’est pas un mal en soit mais si vous n’aimez ni les clichés, ni les phrases toute faite, ni les phrases « tire-larmes », ce livre n’est sûrement pas pour vous.

Le livre ressemble beaucoup à un livre de psychologie, remplit de métaphores et de proverbes. Malgré tout, même si je n’ai pas apprécié ma lecture, je dois saluer l’auteur pour son courage. On remarque qu’elle y a mis tout son cœur pour écrire ce roman et se libérer un peu de son mal-être, l’utiliser comme un exutoire.  Après tout, son histoire se concentre sur l’humain et se veut pleins d’espoirs et de positivité. Une forme de réconfort certainement, un conte de fée modernisé. Encore faut-il y croire.

Il vise alors certainement des personnes dîtes « fleurs bleues » ou très sensibles (étant donné que plusieurs lecteurs semblent avoir pleurer en lisant ce roman). Ou encore si vous aimez les contes de fées… Le manque de réalisme, l’overdose de pathos, de subtilité pour faire passer des émotions et/ou la trame principale pourra vous faire décrocher. Ça a été le cas pour moi malheureusement.

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