Mille soleils splendides de Khaled Hosseini

 

Titre : Mille soleils splendides

Auteur : Khaled Hosseini

Éditeur : Belfond

Pages : 416

Date de parution : 2007

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan. Il a obtenu le droit d’Asile en 1980, aux Etats-Unis. « Mille soleils splendides » est son deuxième roman.

 

Esquisse :

Nous sommes en Afghanistan, où notre histoire débute par l’histoire de Mariam, une « harami » (une bâtarde) selon sa propre mère. Elles vivent seules, comme des recluses dans une certaine pauvreté. Sa mère est une femme au caractère bien trempé, insultant son entourage, sa propre fille et le père de sa fille. Un père que Mariam vénère et attend chaque fois avec impatience. D’après sa mère, son père (qui est polygame) a eu un rapport avec elle sans être marié, ce qui a provoqué le déshonneur et la honte, ce qui a engendré une petite fille qui, pour garder l’honneur, doit vivre en recluse. Un jour où elle demande a son père de l’emmener dans son cinéma pour voir un film (ce que font les autres enfants de son père), celui-ci semble avoir l’air perplexe, mais lui dit qu’il viendra la chercher. Malheureusement, il n’est pas venu, mais Mariam est venu jusqu’à lui.  Il ne peut/veut pas garder cette « harami » sous le même toit que ses femmes et ses enfants officiels. Il se voit donc faire un mariage arrangé avec un homme bien plus âgé du nom de Rachid, un habitant de Kaboul. Mariam n’a donc plus le choix, à 15 ans, elle se retrouve marié avec cet homme qui saura se montrer violent.

De l’autre côté quelques années après, à Kaboul, nous rencontrons Laila, une jeune fille qui a une vie totalement opposé à celle de Mariam. Le seul vrai problème dans sa vie, c’est sa mère qui ne la considère que très peu. Mise à part ça, elle jouit d’une liberté, de la modernité et la culture, et est même amoureuse d’un jeune garçon qu’elle connait depuis sa plus tendre enfance, du nom de Tarik. Le destin, plutôt la guerre provoquera des changements irréversibles. Les bombes tombent sur Kaboul, obligeant Laila à croiser le chemin de Rachid et Mariam.

Mariam ne pouvant pas faire d’enfant, accueillera (contre sa volonté) Laila, qui accepte de se marier avec Rachid. C’est alors que Mariam (qui est totalement soumise, et se doit de porter la burqua car son mari l’oblige à la porter), se voit devenir haineuse et jalouse envers Laila, car en plus d’être sa deuxième épouse, celle-ci est enceinte d’une petite fille.

Malgré tout, Mariam et Laila vont apprendre à s’aimer et à s’allier contre leur mari violent et misogyne, et elles vont s’unir pour tenter de quitter l’Afghanistan qui se meurt sous les bombes.

Arriveront-elles à survivre à leur mari ? A la guerre qui détruit leur pays ? Arriveront-elles à s’enfuir ?

 

Critique :

Plongé dans deux vies et personnages totalement différente, d’un côté une fille désignée comme une bâtarde et de l’autre, une fille moderne et aimé par son père, ces deux vies finiront malheureusement par se rencontrer dans la pire des situations possible. Deux jeunes femmes qui finiront par vivre la même vie. Celle de femme battu et soumise, sans aucun droit si ce n’est se la fermer et faire ce que le mari leur dit.

En plus de cela, s’ajoute l’évolution de l’Afghanistan décrite par Khaled Hosseini est écrite avec beaucoup de justesse, tout en nous expliquant le pourquoi du comment, les bombes et la terreur ont fini par régner sur le pays, et surtout sur Kaboul (car c’est là que nous en apprenons beaucoup). La guerre avec les russes, les guerres civils et le régime des talibans qui a assiégé le pays, transformant ce pays de « mille soleils splendides » en pays de peur et de nuages noirs.

Quand l’histoire débute dans les années 50, le pays est ouvert, ou la culture musulmane était libre et moderne. Au fil du temps, le pays a sombré avec des extrêmes interdisant énormément de choses aux femmes, mais aussi aux hommes. L’auteur semble attacher une grande importance sur les droits de la femme, les protégeant et expliquant avec finesse que leur conditions sont difficilement acceptable.

Un livre très intéressant de part la culture et l’évolution dramatique qu’à connu ce pays autrefois, la violence, les conditions de vie et les changements sur les conditions de la femme. Magnifique. Un hymne à la paix, un livre terriblement humain.

Un gros coup de cœur pour ma part.

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