Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini

 

Titre : Les cerfs-volants de Kaboul

Auteur : Khaled Hosseini

Éditeur Belfond

Pages : 396

Date de parution : 2005

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Khaled Hosseini est né à Kaboul, en Afghanistan. Il a obtenu le droit d’Asile en 1980, aux Etats-Unis. « Les cerfs-volants de Kaboul » est son premier roman. La parution originale date de 2003.

 

Esquisse :

Nous débutons l’histoire en 2001, à San Francisco, et nous ferons une escale par le passé durant les années 70-80 à Kaboul. Amir (le personnage principal et qui plus est, notre narrateur), reçoit un coup de fil d’un ami au Pakistan (Rakim). Rakim lui demande de venir le voir, il existe un moyen pour se racheter. Mais se racheter de quoi ? 

Nous voilà donc à Kaboul, avec notre jeune Amir et son serviteur (et ami) Hassan. Nos deux jeunes ont deux modes de vie complètement à l’opposé. Amir est le fils d’un riche commerçant, tandis qu’Hassan est le fils du serviteur de ce dernier. Ils semblent inséparables, ayant une relation indestructible (ils ont été nourris au même seins). Ils partagent une passion pour les cerfs-volants (d’où le titre). Malheureusement, leur lien se brisera à jamais.

Hassan est un jour, victime d’une ignominie. Amir est présent et il ne tendra pas la main à son ami. Il restera caché, à attendre. Pourquoi n’a t-il pas agit ? La peur ? La lâcheté ? La différence sociale ou culturelle ?

Le seul moyen de comprendre, est de plonger dans le bon vieux Kaboul d’autrefois, et d’affronter les Talibans qui ont transformés ce pays aux milles couleurs en enfer du Terre, ravivant les doux souvenirs, et les démons.

 

Critique :

Khaled Hosseini est très attaché à son pays natal, ça se ressent dans ses livres. La façon dont il en parle, les descriptions, tout semble tellement vrai qu’on pourrait croire qu’il a vécut cette histoire.

Une remonté dans le temps en Afghanistan, afin de comprendre pourquoi Amir s’en veut et porte un lourd secret suite à l’appel de son ami Rakim, qui lui rappel qu’on ne peut jamais échapper à ses erreurs passées. Tout finit par revenir un jour où l’autre. Même des dizaines d’années plus tard.

Amir est un personnage à double tranchant. Vous risquez certainement de l’apprécier et de le détester. Tantôt bienveillant, tantôt malveillant et moqueur. Quant à Hassan, il fait de la peine. Toujours loyal, et prêt à tout pour son ami. Il ne mérite ni ce qui lui est arrivé, ni sa vie de servant… Ni la vie qu’il mène en réalité.

Il y a la trame principale (qui est cruelle. Il faut avoir le cœur accroché) avec Amir et Hassan mais pas seulement. Ajouté à cette histoire, nous en apprenons beaucoup sur Kaboul. Les ethnies, les cultures différentes, les mentalités, les guerres et leurs déroulements. Par exemple, Amir est un Pachtoun (musulman sunnite) et Hassan est un Hazara (musulman chiite). De nombreux préjugés existent envers les Hazaras.

Dans son texte, je pense que Khaled a établi une critique envers ce genre de préjugés. Mais pas seulement. Une critique aussi envers (et surtout) la guerre et les Talibans.

Le Coup d’Etat communiste, les russes, puis les talibans qui prennent le contrôle total du pays, le transformant en enfer. Interdisant aux gens de vivre comme ils l’entendent. Les Talibans se sont proclamés et ont été accueillis comme les libérateur de l’Afghanistan, pour au final la détruire brutalement, instaurant rigoureusement la Charia et des lois remplit d’interdits, frappant et tuant des personnes sans réels fondements. Le pays vit dans une terreur perpétuelle. Il nous parle aussi de la difficulté à s’intégrer dans un pays qui a une culture et une façon de vivre totalement différente par rapport à son pays natal.

Le livre tient ses promesses. Il vous tiendra en haleine jusqu’au bout, quand les secrets seront révélés, vous aurez surement une forme de colère ou de dégoût et ne pourrez pas arrêter votre lecture. C’est une histoire qui ne prend pas de gant, elle se veut cruelle. Vous apprécierez aussi certainement le mélange entre la trame principale et l’histoire de Kaboul, de la culture, sachant la part de vérité derrière ces mots.

Personnellement, j’ai adoré l’histoire, mais j’ai encore plus aimé en apprendre sur l’histoire de l’Afghanistan. Culturellement très intéressant. Je le recommande chaudement.

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