Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody

 

Titre : Jamais sans ma fille

Auteur : Betty Mahmoody

Collaborateur : William Hoffer

Éditeur : Presses Pocket

Pages : 477

Date de parution : 1989

 

Petite information sur l’auteur/le livre :

Betty Mahmoody a écrit ce livre, retraçant l’horreur et le parcours du combattant qu’elle a vécut en Iran. Son livre a connu une adaptation cinématographique en 1991. Elle vit désormais en Amérique sous un nom d’emprunt.

 

Esquisse :

Nous sommes le 3 août 1984 quand Betty Mahmoody se retrouve, avec sa petite fille Mahtob (qui n’est encore qu’une toute petite fille) et son mari Moody, dans un avion qui les emmènent directement à Téhéran (en Iran).

Betty est mariée à Moody (un médecin iranien) depuis longtemps maintenant. Et de leur amour est naît Mahtob. Au bout de quelques temps, son mari lui proclame son envie de retourner en Iran, en vacances pour deux semaines, afin de revoir sa famille et son pays natal.

Betty est réticente à cette idée du fait que l’Iran est un pays en guerre, et les règles imposées dans ce pays l’effraient (le choc des cultures, surement). Elle s’y oppose, elle craint pour elle et sa fille. Ce pays lui fait peur et, une partie d’elle-même se dit que ce serait une erreur de s’y rendre. Elle s’imagine qu’ils ne repartiront pas de là-bas. Et elle ne se trompait pas.

Moody lui promet, en jurant sur le Coran, que rien n’arrivera et qu’ils rentreront au bout de deux semaines. Qu’il ne l’obligerait jamais à faire des choses qu’elle ne veut pas.

Ils arrivent donc à Téhéran, sous le soleil et la chaleur de l’Iran. Mahtob et Moody sont accueillis chaleureusement par sa famille, tandis que Betty est plutôt mis à l’écart.

La sœur de Moody (Ameh Bozorg) sera celle qui les hébergera le temps de leurs vacances.

Très vite, Betty et sa fille déchantent. En arrivant, Betty remarque que toute les femmes sont couvertes de la tête au pied par un tchador, sous peine que la Pasdar (police spéciale veillant à ce que les gens soient bien habillés), les arrêtent. Et apparemment, ils ne sont pas tendre. En plus de cela ajoutons le manque d’hygiène, la saleté, les cris clamant « A mort l’Amérique ! », les mauvais regards de sa belle-famille. Elle prie alors pour que ces deux semaines passent vite. Malheureusement pour elle, son mari en a décidé autrement.

Ils ne rentreront pas en Amérique, ils resteront en Iran, et Betty, n’a pas son mot à dire. Il avait tout prévu.

Son mari a changé depuis, il devient un inconnu aux yeux de Betty, devenant violent envers elle et leur fille. Entre la séquestration, les coups et les humiliations il n’y a plus que deux choix. Rester et accepter son sort, ou tout faire pour arriver à s’enfuir.

Nous la suivrons dans sa lutte acharnée pour quitter ce pays, durant deux ans. Mais jamais sans sa fille.

 

Critique :

Un témoignage qui montre bien la folie de l’Homme. Vous aimez les témoignages et adorez vous faire frissonner ? Ce livre est fait pour vous ! Car vous risquez de ne pas en sortir indemne.

Ses illusions, son désespoir, ses envies, dans ce livre nous traversons plusieurs phases émotionnelles, étant transporté dans son univers et son malheur, vous pourrez peut-être vous sentir mal à certains moments. Dans ce livre on ressent chacune de ses paroles, comme si elle y était encore. C’est surement une phase de sa vie qui ne l’a pas quitté et qui ne la quittera jamais.

C’est bien écrit et le tout sans tomber dans le « classique » de l’amalgame, bien que par moment, on peut sentir une forme de dégoût et de colère envers ce pays ou du moins, certaines personnes. De plus, on y apprend une partie de l’histoire de l’Iran, qui est très intéressante pour ceux qui apprécie en apprendre d’avantage sur la culture ou la politique des pays. Le livre se veut objectif (à mes yeux du moins. Certains en ont pensé le contraire).  Elle a pu trouver des alliés sur place, lui permettant de trouver divers moyens de survivre et de trouver des solutions. Tout le monde n’est pas mauvais et il est logique de prendre en pitié une femme et une fille prise en otage dans un pays en guerre qui, de plus, n’aime globalement pas vraiment les Américains à cause des conflits politiques.

C’est un livre difficilement attaquable car c’est une histoire vécue, et surtout une histoire qui fait froid dans le dos. Ce faire trahir après autant d’années par l’homme que l’on aime, se faire piéger par celui-ci ainsi que par sa belle-famille qui la surveille en permanence, mettre sa fille en danger sous les bombes. Tout cela a dû être un tel choc.

Parfois difficile à lire, on peut se sentir comme un spectateur de l’horreur et de la bêtise humaine sans pouvoir faire quoi que ce soit, ce qui est tout autant frustrant, et pourra essouffler certaines personnes sensibles, car on se prend tellement d’informations traumatisantes, qu’il est possible de devoir poser le livre quelques instants pour décompresser un peu avant de se relancer dans sa vie.

Je ne peux imaginer ce qu’elle et sa fille ont ressentie durant ces deux années. D’une certaine manière, la lecture peut se montrer oppressante.

Dans un pays ravagé par la guerre et la propagande, maltraitées et soumises à un régime stricte, rien ne leur sera épargnées. Elles traverseront toutes sortes d’épreuves, longues et difficiles. Beaucoup de courage autant pour la petite que pour Betty.

Un coup de cœur.

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